Benoît Biteau, paysan agronome

Benoît Biteau, paysan agronome

Début des moissons de la campagne 2019

 

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Mr l'Eurodéputé paysan résistant écologiste Benoît Biteau a moissonné vendredi 12 Juillet 2019 de l'avoine nue en mélange avec de la fèverole pour nourrir sainement ses concitoyens, accompagné d'un vol de Milan capturant les innombrables sauterelles...

 

Homme courageux à nobles missions : des champs au Parlement Européen (sans homards ni champagne, avis de sa femme amoureuse) ... Photos de beaux paysages d'épeautre en agroforesterie, pleins de coquelicots le mois dernier, récolte à venir.

 

L'avoine nue servira à faire des flocons d'avoine, céréales bios pour le petit déjeuner.

La fèverole est une légumineuse.

Double récolte sur cette parcelle, semis en mélange qui sera ensuite trié par la Corab pour l'alimentation HUMAINE.

 

 

Agriculture Biologique sans pesticides ni OGM, ni Vrth, sans labours, sans engrais de synthèse ( amendement organique, fumier animal) , ni irrigation...

 

 

EARL Val de Seudre Identi'Terre. certifié AB par FR-bio-10.

Photos : www.latelierdesmuses.com

 

 

Les paysages d'épeautre avant récolte à venir et agroforesterie plantée en 2007:

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Sauge des prés, un peu de culture botanique :

 

Appréciation générale

Contrairement à la sauge officinale, sa cousine cultivée, les feuilles de la sauge des prés sont peu odorantes et peu savoureuses.
Ce sont principalement ses fleurs qui serviront à décorer salades et autres mets.

Mise en garde

La sauge des prés n’est pas très courante. Il est conseillé de l’utiliser avec parcimonie et d’être attentif à ne pas nuire à sa population.

Parties utilisées
Fleurs

Elles peuvent décorer les salades, les desserts ou autres plats

source : https://cuisinesauvage.org/les-plantes/voir/plante-38-stade-0-sauge-des-pres/

 

Les Sauges (Salvia) tirent leur nom du latin Salvare, «sauver», en hommage à leurs propriétés médicinales. Leur légende a fait plusieurs fois le tour du monde, entre science et magie: plante de la fécondité chez les romains, encens aux pouvoirs protecteurs chez les amérindiens, plante sorcière au Mexique (Salvia divinorum, la Sauge des devins, est hallucinogène), puissante pharmacopée en Asie (Salvia miltiorrhiza, la Sauge rouge à cause de la couleur de ses racines, est utilisée de nos jours dans les traitements contre le diabète)...(...)

Les Sauges sont des herbes sacrées (on les récoltait jadis vêtu de blanc, les pieds et les mains bien lavés), longtemps considérés comme des panacées, bonnes à tout soigner, jusqu'à la mort elle même! Si les Sauges ne peuvent guérir tous les maux, il faut reconnaitre qu'elles présentent un joli cocktail de puissants principes actifs. Il convient d'aborder chaque Sauge au cas par cas (les différentes espèces ne présentent pas les mêmes qualités) et de les utiliser avec parcimonie. La pharmacologie est d'ailleurs loin d'avoir fait le tour de la question. Et même si la plupart des références citent la Sauge officinale (Salvia officinalis) cultivée dans les jardins (qui serait tonifiante, apéritive, antiseptique...), nos deux Sauvages (Salvia pratensis et Salvia verbenaca) ne sont surement pas dépourvues de vertus, bien que peu goûteuses (en condiment ou en tisane) et moins concentrées en principes actifs.

- Je cherche un remède.

- Quel mal veux tu soigner?

- Un cœur brisé.

(Once upon a time,  Edward Kitsis et Adam Horowitz)

Face à l'ampleur du sujet, difficile d'être exhaustif sur les qualités de soigneuse des Sauges (voir quelques références intéressantes dans les liens en bas d'article). S'il ne fallait retenir qu'une chose, je vous propose cette tradition ancestrale et bienveillante: les Sauges auraient le pouvoir de réparer un cœur brisé par un chagrin d'amour. L'offrande d'un bouquet de Sauge à un(e) ami(e) souffrant d'une rupture pourrait aider ce dernier à surpasser le poids de son chagrin... Pas si étrange quand on sait les vertus énergisantes et tonifiantes de notre doctoresse universelle!

 

Mieux connaître la sauge des près, ses vertus, ici : http://www.sauvagesdupoitou.com/83/473


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Moisson orge/fèverole et agroforesterie plantée en 2008 :
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Le Milan, le paysan et les sauterelles :

Le Milan noir bénéficie d'une protection totale sur le territoire français depuis l'arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire. Il est inscrit à l'annexe I de la directive Oiseaux de l'Union européenne. Il est donc interdit de le tuer, le mutiler, le capturer ou l'enlever, de le perturber intentionnellement ou de le naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les œufs et les nids et de détruire, altérer ou dégrader leur milieu. Qu'il soit vivant ou mort, il est aussi interdit de le transporter, colporter, de l'utiliser, de le détenir, de le vendre ou de l'acheter.

Nidification

Le Milan noir arrive à vivre 20 ans (max 23 ans). Il peut se reproduire à partir de deux ou trois ans.

La nidification du Milan noir commence en mars. Il ne construit pas de nid, mais choisit en général un ancien nid de corvidé qu'il répare en cas de besoin, ajoutant souvent des morceaux de plastique d'emballage. Fin avril ou début mai, deux ou trois œufs sont pondus et couvés, le plus souvent par la femelle. L'incubation dure 32 à 33 jours en moyenne. Pendant ce temps, le mâle chasse et ramène des proies, mais c'est la femelle qui distribue la nourriture aux oisillons.

À six ou sept semaines les jeunes milans s’envolent. Ils restent dépendant de leurs parents pendant encore 15 à 30 jours supplémentaires. Ils nichent en petites colonies et leur territoires sont espacés les uns des autres. Quand les jeunes milans volent avec les adultes au début du mois de juillet, on peut voir des rassemblements d’une centaine voire plus de milans noirs.

Nourriture

Le Milan noir n'est pas un très bon chasseur, mais il est pourtant capable de faire des acrobaties aériennes spectaculaires pour trouver sa nourriture. On le voit souvent planer très lentement à faible hauteur, pratiquement immobile, à la recherche d'une proie facile (lapereau, jeune oiseau) ou d'une charogne. Quand un poisson mort dérive sur une rivière, un fleuve ou un lac et que le milan le repère en volant, il descend sur lui en effectuant une série de glissades, de piqués et de dérapages spectaculaires. Rasant l’eau, il attrape le cadavre d’une patte et va manger son repas sur un perchoir. Charognard, il repère rapidement les cadavres des rongeurs ou des oiseaux. Il chasse également les insectes en vol.

Selon des études récentes, l’espèce aurait appris à maîtriser le feu pour attraper de gros insectes. Il se saisirait de branches en feu pour déclencher des incendies à distance afin de provoquer de nouvelles zones de chasse. En effet, le Journal of Ethnobiology s’appuie sur des observations en Australie démontrant la capacité de trois espèces de rapaces à déplacer le feu pour s'en servir. Le journal explique que ces observations étaient déjà connues dans les mythes aborigènes qui donnaient ce pouvoir au rapace, mais les biologistes restaient sceptiques jusqu'aux récentes études qui ne laissent plus aucun doute.

 

 

L'écrivain Anton Tchekhov décrit, dans sa nouvelle La Steppe, le vol d'un milan au-dessus de la plaine russe :

« Un milan rasa le sol de son vol coulé et soudain s'immobilisa dans l'espace comme s'il eût médité sur l'ennui de vivre, puis il battit des ailes et fila comme un trait au-dessus de la plaine sans que l'on comprenne pourquoi et dans quel dessein. »

 

source et en savoir plus ici: https://fr.wikipedia.org/wiki/Milan_noir

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Publié le samedi 13 juillet, par Stéphanie.



13/07/2019
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