Benoît Biteau, paysan agronome

Benoît Biteau, paysan agronome

Histoire d'une ferme redevenue paysanne et agro écologique


Les araignées, des amies de lutte biologique au jardin potager

 

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Les meilleures amies d'une ferme avec mouches et autres ravageurs ! Voici quelques espèces d'araignées observées au jardin (sans compter celles qui habitent en intérieur !)

 

"Pucerons ailés (lorsque vient la saison des vols, entre mai et août), papillons comme les noctuelles ou les piérides dont les chenilles sont redoutées au jardin, mouches en tous genres... autant d'ennemis du jardinier dont les araignées se délectent. Elles sont en effet presque toutes exclusivement carnassières, et se nourrissent d'insectes vivants."
 

Quelques araignées courantes au

jardin

 

On compte quelque 1600 espèces d'aranéides en France ; autant dire que la famille est vaste ! En voici quelques-unes parmi les plus connues :

  • Les épeires : ce sont de grosses araignées qui tissent de magnifiques toiles verticales. L'Epeire diadème (Araneus diademantus) est très courante au jardin.
  • Les argiopes : comme les épeires, ce sont d'excellentes tisserandes. L'Argiope frelon (Argiope bruennichi) est aisément reconnaissable à ses couleurs vives.
  • Les araignées crabes ou thomises, comme Misumena vatia, ont la particularité de se déplacer de côté, et de posséder des pattes antérieures très développées et orientées latéralement. Elles ne tissent pas de toile et se placent souvent sur les fleurs (dont elles prennent alors la couleur... toutes proportions gardées : elles sont des championnes du camouflage), en attendant qu'un malheureux insecte vienne butiner.
  • Les tégénaires tissent des toiles horizontales munies d'un tunnel dans lequel l'araignée se cache. Il en existe différentes espèces en France ; on les trouve, selon les cas, dans les maisons, les caves ou les garages, ou au jardin (dans les anfractuosités de murs, les herbes, sur les branches basses, sous une pierre...).
  • Les lycoses, ou araignées loups (genre Pardosa ou Lycosa) chassent "à courre" et se déplacent très rapidement. On les rencontre souvent sur le sol ; leur couleur est souvent beige ou brune. Elles transportent leur ponte avec elles, fixée à leur abdomen. 
  • Quant aux faucheux ou opilions, très courants également, ne sont pas des prédateurs, ni même des araignées, même si, comme elles, ils possèdent 8 pattes (fines et très longues). Ils ont d'ailleurs la capacité de se "défaire" d'une de leurs pattes lorsqu'ils sont attaqués.

 

Photos : ©Stéphanie Muzard, www.latelierdesmuses.com


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Bébés et oeufs d'araignées éclos dans les fleurs monnaie du Pape


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Épeire diadème

 

 

 

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 Cocons de pontes d'araignées argiope, tissage de soies

 

 

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Argiope frelon

 

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Araignée-crabe sur mon rosier en pleine capture de bourdon

 

Misumena vatia, la Thomise variable, est une espèce d'araignées aranéomorphes de la famille des Thomisidae.

Elle est aussi appelée araignée-crabe en français


18/04/2020
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Les abeilles sont nos amies, les apiculteurs aussi

 

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Abeilles butinant les fleurs de nos cultures de sarrasin en septembre 2017.

 

Messieurs Collignon et Vallet, ainsi que Monsieur Charry, et bien d'autres, font partie des apiculteurs qui installent des ruches dans nos parcelles.

En effet, c'est TRES difficile pour eux de travailler en apiculture aux alentours, de préserver les abeilles, avec les pratiques intensives et polluantes, toxiques de l'agriculture chimique, les épandages de pesticides et les cultures des VRTH ( OGMs Cachés : citons colza, tournesols, par exemple) en plus des dégâts mortels qu'occasionne la présence du frelon asiatique.

 

Néanmoins, nous les remercions pour leur travail en coopération avec nous, ainsi que leurs présents : le fameux nectar et miel, en retour.

 

Voici que ce matin, nous avons reçu la visite de Mr Vallet, qui nous a offert son miel de sarrasin de Berthegille, issu de la récolte de la semaine.

 

Merci à eux et aux abeilles... c'est aussi cela l'agriculture biologique agroécologique...

 

 

 

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Abeille au potager sur fleurs de tanaisie en septembre 2017.

 

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23/09/2017
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La pollution des autres ou le civisme en 17

Désormais, nous prendrons des photos souvenirs d'un tourisme particulier : celui des gros dégueulasses, qui manquent de civisme et imposent leur pollution aux autres, sans compter les dégâts que cela peut engendrer sur la santé, les ressources et la biodiversité, animale sauvage ou domestique.

 

Chemins, routes, bois, champs, (plages) ces individus prennent l'espace privé ou public pour un dépotoir ou déposent carrément des sacs poubelles ou tas d'ordures (bidets, tv, composés électroniques, gravats, plâtre, parpaings, carrelages, plastiques, bidons toxiques, bouteilles d'alcool en verre, plastiques canettes, gros os d'animaux et des restes de maïs séchés). Il n'est hélas pas rare de retrouver des déchets non recyclables dans nos parcelles et prés, pâtures de nos animaux et lors de balades en nature aux alentours.

Irrespectueux et intolérable.

 

Désormais chaque constat fera l'objet d'une alerte auprès de la municipalité avec photos et analyses des déchets, voire plaintes en gendarmerie.

 

 

 

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Février 2015, route d'Arbrecourt, à 30 kms de Marennes et de son Macdo

 

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 chemin de la Pierre levée, 9 juillet 2017

 

et aux 4 chemins à Sablonceaux...

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Route des musses de Sablonceaux à Le Gua
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 Stéphanie

 


12/07/2017
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Les terres sont en chasse et biodiversité gardée...pour les générations futures !

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Au sujet de la chasse sur la ferme, quelques précisions.


Quand mon père, Paul, a pris la décision de faire opposition à la convention avec l'Association Communale de Chasse Agréée, il souhaitait définitivement rompre avec des pratiques discutables de chasse, et citoyennes d'ailleurs, des chasseurs adeptes de CPNT (Chasse, Pêche, Nature & Traditions). 
C'est donc avec plaisir que j'ai accepté, à sa demande, de constituer, auprès de la Direction Départementale des Territoires et de la Mer de la Charente-Maritime, le dossier d'opposition pour 90 ha sur la commune de Sablonceaux, et 60 ha sur la commune de Sainte Gemme. 


L'ancrage à gauche de notre famille ne permettait pas non plus de constituer une chasse gardée dédiée à la pratique de la chasse pour quelques privilégiés. 
Une telle approche serait venue télescoper notre attachement à l'abolition des privilèges obtenue la nuit du 04 Août 1789 qui, entre autres, permettait la pratique de la chasse par TOUS les citoyens, propriétaire terrien, ou pas. 
Bref, sur les terres familiales, après débats parfois agités, l'arbitrage est désormais le suivant:

 

soit personne ne chasse en accord avec nos convictions humanistes, soit tout le monde peut chasser. 

 


Fort de cette dimension citoyenne satisfaisante, j'ai fait le choix, lors de mon installation en 2007, d'y ajouter une dimension écologique forte. 
Le choix de l'agriculture biologique, de la mise en place d'arbres en agroforesterie, devait permettre la création d'espaces remarquables pour l'accueil de la biodiversité. 


Afin d'objectiver cette sensation, nous avons accepté un protocole de suivi de la dynamique d'évolution de la biodiversité sur ces zones agroforestières, conduites en bio, sans action de chasse, avec l'association Nature Environnement 17 (NE17), la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO), et la Chambre d'Agriculture 17.

 

Les résultats sont édifiants, surprenants, encourageants, rassurants. La vie sait reprendre ses droits.
Explosion des populations de carabes, de vers luisants, prédateurs des limaces.
Explosion des populations de renards, des rapaces, de type éperviers, faucons, buses variables, busards cendrés, busards Saint Martin, régulant les populations de mulots, et plus emblématique, la présence du Circaète Jean Le Blanc. Explosion de populations de blaireaux consommant les vers de terre de nouveau très présents
Retour remarqué de nombreuses espèces qui avaient disparu depuis des années comme cailles des blés, œdicnèmes criards, engoulevents d'Europe, guêpiers d'Europe, et il y a deux ans, au profit d'une mosaïque de paysages recréés, d'un couple d'Outardes Canepetières, qui malheureusement ne s'est pas confirmé depuis. Et j'en oublie.
Constat également d'une explosion de population de lièvres qui trouvent la quiétude dans les alignements d'arbres ou dans les prairies où pâturent les herbivores. 

Bref, des zones de refuge et de reproduction pour la vie, qui profitent à tous, y compris aux chasseurs qui "profitent" aussi de ces populations qui sortent de cette réserve. 
Alors, vous pouvez facilement imaginer mon courroux quand, cet après-midi je trouve au milieu de ces parcelles qui font l'objet d'un protocole rigoureux d'évaluation des dynamiques des écosystèmes dans le cadre d'une conduite conjointe de l'agriculture biologique, d'agroforesterie et de non-chasse, je trouve un groupe de six chasseurs allègrement attelés à la chasse au lièvre. Ah, il y avait matière à faire un carnage quand je vois la quantité de lièvres réfugiés dans mes parcelles. 
Au-delà du fait qu'ils remettent en cause le protocole d'évaluation écologique conclu avec les trois partenaires cités plus haut, cette attitude vient piétiner les convictions humanistes, écologistes et citoyennes de la famille.
J'aime autant vous dire que je pense qu'on ne va pas le revoir de sitôt. 
Je les ai virés sans concessions et, plus qu'hier encore, ma position sur l'action de chasse sur la ferme, ne risque pas de s'assouplir. Bien au contraire. Ils ont au moins gagné ça!

 

Benoît Biteau

 

Ajout par Stéphanie. Le saviez-vous ?
Il y a quelques années, en 2006, un chasseur a pénétré dans l'enclos de nos animaux et aurait raté sa cible...
il a abattu une ânesse pleine avec son petit à coups de plombs et s'est enfui.
Valeur pécuniaire de l'animal - sans compter sa vie elle-même : 10 000 euros à l'époque. Aucune indemnisation ni poursuites.

13/11/2016
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Les convictions de Benoît Biteau sur tvagri trophée agriculture durable : archive 2009 !

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7 ans après... les convictions, les actes, l'engagement restent... seul le mot "exploitation" a disparu pour être remplacé par le mot "FERME" ...

 

 

 


07/02/2016
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