Benoît Biteau, paysan agronome

Benoît Biteau, paysan agronome

L'engagement ici et ailleurs


Les vidéoparodies pour la liste écologiste de La Rochelle par la paysan'artiste engagée @Stéphanie Muzard

Depuis la vraie campagne... l'écologie des villes et des champs avec le chant !

 

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dédiée aux fraîcheurs océanes,
aux militantes engagées, féministes
et écologistes sincères.
100% Nature ! 

Parodie, écriture, chant, réalisation vidéo :

Stéphanie Muzard, artiste auteur engagée

©www.latelierdesmuses.com

 

Photo : ©Coline Le Moing

 

Sur la chanson de Diane Tell

"Si j'étais un homme"

 

En soutien à la liste EELV

de Jean-Marc Soubeste 2020

https://www.jmsoubeste2020.fr/

 

Place aux générations futures !

 

 

---------- Genèse de l'oeuvre parodique ... 

Ste Muz est en train de lire Le Droit des femmes.(et Sud-Ouest qui titrait encore "La fusion en marche", mais ça c'est nucléaire comme titre ! )


la suite ici :  https://www.latelierdesmuses.com/parodie-feministe-pour-la-rochelle-ecologiste-1?token=8657598494daa08e7f160f795f817887

 

 

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Le 28, sortez voter écologiste  et partout où vous le pouvez !

Bas les masques ! Merci !

 

Amitiés, Stéphanie.


22/06/2020
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Bassines et eau en Poitou-Charentes : projet de territoire ? Note technique et vidéo de @Benoît Biteau

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Photo : www.latelierdesmuses.com extrait du tournage vidéo ci-dessous.

 

 

Benoît Biteaudéterminé.
13 h
 

[Climat, eau, mer, littoral & agriculture]

Puiser l’eau souterraine de qualité pour la stocker en surface et la rendre disponible pour soutenir le modèle agricole qui détraque le climat, dévaste les biodiversités sauvages et domestiques, et notre santé, en produisant à grand renfort d’irrigation, de pesticides et d’engrais de synthèse, n’est que fausse bonne idée et fuite en avant.
L’eau est patrimoine commun de l’humanité. Le respect de cette ressource et l’obligation de son partage équitable, devient désormais une urgence absolue.
Exigeons donc une approche globale, une vision à long terme et le respect du « Lien Terre-Mer ».
C’est pourquoi je considère que la sollicitation de l’avis conforme du Conseil de Gestion du Parc Naturel Marin est incontournable sur ces projets de « bassines » et doit se substituer aux arrêtes préfectoraux des 4 départements de Poitou-Charentes, où la situation sur les bassins versants et en mer, est extrêmement critique.
C’est d’ailleurs le plus robuste outil scientifique, démocratique et territorial, en raison de la diversité de ses membres, pour permettre de vérifier la pertinence, la cohérence et la légitimité de ces projets financés par des enveloppes publiques pharaoniques.

Retrouvez la vidéo sur la web tv du Député ou sur la webtv de la ferme 

https://www.smartrezo.com/…/tv-benoitbiteau-depute-europeen…

 

 

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Télécharger le fichier PDF de la note technique ici : 

 

note-technique-stockage-de-l--eau-irrigation-benoit-biteau.pdf

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Quelques liens et documents :

Communiqué de presse de la Préfecture 

Une délégation du collectif "Bassines non merci" a été reçue, à sa demande, ce jour, à la préfecture des Deux-Sèvres

 

 

http://www.deux-sevres.gouv.fr/Publications/Salle-de-presse/Une-delegation-du-collectif-Bassines-non-merci-recue-a-sa-demande-ce-jour-a-la-prefecture?fbclid=IwAR3UJNn_1nZXNqBO2MbtdFxoh2weFR2aVFGe4kib3koC4YvlUQEar6PdKds

 

 

Alors les grands défenseurs du modèle vendéen des Bassines ?

" Mais vous savez en Vendée les bassines permettent d'éviter les assecs des rivières "!

On voit çà, malgré un hiver pluvieux, des dizaines de bassines déjà en place et des dizaines à venir, les rivières sont déjà assecs et le Préfet doit prendre des arrêtes !

A l'évidence, une fois de plus, l'actualité nous donne raison : les ressources du milieu naturel sont insuffisantes pour remplir autant de bassines avec autant de prélèvements dans les nappes.

"Mais il n'y a pas pire sourd que celui ne veut pas entendre..."

Citoyens, citoyennes ,la mobilisation devient insuffisante pour contrer ces projets face au bulldozer de la FNSEA et de l'Etat : si vous ne voulez pas voir nos milieux naturels être condamnés, il va falloir rejoindre le collectif et c'est GRATUIT !

BASSARAN OU NO BASSARAN ? 

 

https://www.francebleu.fr/infos/agriculture-peche/secheresse-premieres-restrictions-en-loire-atlantique-et-en-vendee-1590833098?fbclid=IwAR2GQ-BYPusGC6iORQvtinlApaJ7loInSirAWu524IRTB1GilYcxurAEHrQ

 

https://www.lanouvellerepublique.fr/deux-sevres/bassines-les-opposants-refroidis?fbclid=IwAR2HxWsUJRDPlDVXbfYoSJSTiV6wT2_QGHSo4ayr33d8gC8U15WcUdaOF0I 

 

Retrouvez l’article du Courrier de l'Ouest de notre RDV avec le Préfet.

Malgré une forte représentation du monde agricole dont Amandine Pacaut, maraichère et porte parole de la Confédération paysanne et Benoît BITEAU, paysan bio et Députée Européen, pour revendiquer un autre projet, construit sur la base d'un véritable projet de territoire, le Préfet n'a pas répondu à nos requêtes et s'est empressé de faire un communiqué de presse pour affirmer son soutien à ce projet.

La lettre ouverte adressée aux députés ne restera pas lettre morte.

Retrouvez-également la lettre adressée au Préfet et la note technique du député Européen montrant les limites du protocole et de la nécessite de réviser cette irrigation intensive.

Le collectif reprendra bientôt ses réunions de travail, la lutte ne s'arrête pas !

NO BASSARAN

 

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IRRIGATION  La justice confirme l'illégalité de l'autorisation unique de prélèvement sur le bassin de la Seudre, par un arrêt rendu le 19 mai dernier.

Notre communiqué de presse à lire ici : https://mailchi.mp/3ebeed89ba04/appel-aup-seudre
 
L’image contient peut-être : plein air
 
Lien ici : 
 
 
 
 

Appel à mobilisation et "jumelage" entre collectifs de la part de la cofondatrice du collectif "Sablonceaux Saujon No Goudron!" ( 915 membres)  et celui du "collectif contre l'empoisonnement des pesticides aériens et terrestres" ( 5157 membres)

 

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Pour info et alerte :
 
200 projets de bassines en Poitou-Charentes et 400 millions d'euros d'argent public... le vôtre...
Il existe aussi 9 projets de ce type ( moindre importance) de bassines " retenues de substitution "sur la Seudre, pour stocker 3 millions de m3 ...exposition de cette eau à l'air et aux pollutions, pompée dans les nappes phréatiques, ce qui devrait rester sous terre .... ( évaporation, multiplication de bactéries algues etc ...)
 
Je vous propose donc de vous mobiliser de nouveau avec notre collectif forte de 915 membres actuellement, en tant qu'usagers de l'eau ( mer, estuaire, rivières et activités économiques liées) pour protéger cette ressource en amont et en aval, et en apportant notre soutien et notre détermination, renfort au collectif des Deux-Sèvres Bassines non merci, rassemblant des milliers d'habitants et acteurs de nos territoires !
 
Une sorte de jumelage de collectifs.
 
Je fais partie personnellement de ce collectif et suis allée à de nombreux événements d'opposition à ces projets écocides depuis des années.
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Pour vous rendre compte des impacts :
+ note technique jointe ( que je mettrai aussi en fichiers à télécharger)
Bassines Nonmerci
1 juin, 15:47 ·
Merci à Benoît Biteau, Député européen, Conseiller régional, paysan bio, conservateur du patrimoine naturel pour ce travail réalisé en vu de la rencontre avec le Préfet.
Depuis le début, il a amené son soutien sans faille à notre lutte car il sait mieux que quiconque les insuffisances du protocole, les supercheries des mesures prévues , pour avoir lui même converti la ferme familiale conventionnelle en ferme paysanne bio et dans une véritable démarche agro-écologique.
NO BASSARAN
 
 
Il y aura sans doute une "simple consultation" du public... certainement en pleines vacances quand personne ne sera plus vigilant et attentif...et quand il y aura des restrictions d'eau, des coupures d'eau potable comme on a déjà connu à Royan, ou des plages aux algues vertes, ou polluées donc interdites....
 
Peut-on continuer ainsi et sans vraiment de participation active des citoyens ?
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Alors les grands défenseurs du modèle vendéen des Bassines ?
" Mais vous savez en Vendée les bassines permettent d'éviter les assecs des rivières "!
On voit çà, malgré un hiver pluvieux, des dizaines de bassines déjà en place et des dizaines à venir, les rivières sont déjà assecs et le Préfet doit prendre des arrêtes !
A l'évidence, une fois de plus, l'actualité nous donne raison : les ressources du milieu naturel sont insuffisantes pour remplir autant de bassines avec autant de prélèvements dans les nappes.
"Mais il n'y a pas pire sourd que celui ne veut pas entendre..."
Citoyens, citoyennes ,la mobilisation devient insuffisante pour contrer ces projets face au bulldozer de la FNSEA et de l'Etat : si vous ne voulez pas voir nos milieux naturels être condamnés, il va falloir rejoindre le collectif et c'est GRATUIT !
BASSARAN OU NO BASSARAN ?
 
 

Le scandale des bassines en Vienne

 
 

Lettre ouverte aux députés Mme Delphine BATHO, Mme Frédérique TUFFNELL et
Mr Guillaume CHICHE, membres du nouveau groupe parlementaire.

Mesdames les Députées, Monsieur le Député,

Vous nous avez annoncé ces derniers jours votre engagement : vous vous êtes investis dans la création d’un nouveau groupe parlementaire à l’assemblée nationale, nommé « Écologie, Démocratie, Solidarité ».

Issu d’une scission avec le groupe « La République En Marche », vous dites vouloir incarner une nouvelle forme de politique et tirer les leçons de l’épisode pandémique en cours. Ce « monde d’après », vous le souhaitez plus juste, écologique, démocratique et solidaire.

Ce sont des valeurs, dans lesquelles notre mouvement, le collectif « Bassines Non Merci » ne peut que se reconnaître. Nous les avons défendues devant vous, à chaque fois que nous nous sommes rencontrés dans le monde d’avant.

Vous voulez tirer les enseignements du passé, aussi nous sommes certains que, conscients des causes qui nous mènent droit à la catastrophe, à savoir la surexploitation des ressources naturelles dans un unique objectif d’accaparement et d’enrichissement de quelques uns,

Vous saurez répondre à cette simple question :

« Madame BATHO, Madame TUFFNELL, Monsieur CHICHE ; les projets de bassines qui fleurissent sur les territoires où vous exercez vos mandats de députés sont-ils, d’après vous, Écologiques, Démocratiques, et Solidaires ? ».

Et si vous pensez, comme nous, que ces centaines de projets de Bassines ne sont ni Écologiques, ni Démocratiques, ni Solidaires, comment pensez-vous faire pour empêcher concrètement leurs réalisations et promouvoir réellement une agriculture soucieuse de ce bien commun précieux qu’est l’eau –en particulier l’eau des nappes phréatiques-, une agriculture avant tout respectueuse de l’environnement et de la santé des populations ?

Soyez assurés, Mesdames et Monsieur nos représentants du peuple au parlement que votre réponse à cette question constituera un élément tangible et concret pour permettre à l’ensemble des citoyens de juger de l’authenticité de votre nouvelle ligne politique.

Nous vous remercions par avance de votre réponse, que vous pourrez nous adresser à l’adresse mail (bassinesnonmerci@gmail.com) , ou par voie de presse.

Citoyennement

Le collectif « Bassines Non Merci »

 

Le site du collectif : 

https://bassinesnonmerci.fr/index.php/les-bassines-cest-quoi/


04/06/2020
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@Benoît Biteau, paysan et eurodéputé EELV réagit : "La tomate bretonne, le hors-sol et Macron" ...

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Paysan biologique agronome dans une (vraie) ferme Trophée National d'Agriculture Durable 2009, polycultures et polyélevages ( pleine terre), agroforesterie, ingénieur agro, auteur du livre "Paysan résistant!" et désormais élu au Parlement Européen, Benoît Biteau nous évoque la dernière "sortie" de Mr Macron en "campagne".


Tournage, réalisation, montage : Stéphanie Muzard.
Sous-titrage : Océane Mariel.

 

 

Pour voir la vidéo, cliquez ici ou sur la webtv de la ferme....

 


N'oubliez pas de lire les deux dossiers à la fin de cet article !!!! 

["Des aveugles pour leurs assiettes"]

un gros éclairage pour ceux qui ne font pas les liens...

N'hésitez pas à partager, et LIRE, transmettre :

suppléments d'importance et d'alertes vigilances, en plus par rapport à la vidéo de la webtv déjà en ligne, de deux BONUS dossiers chauds bouillants en PDF, livraison de mes recherches sur "l'agribashing", l'opération "des bras pour nos assiettes", les agences de marketing au service de l'image, des stratégies numériques et des intérêts des lobbys des pesticides et agrochimie pharmaceutiques, de la FNSEA, de Macron et des traités transatlantiques CETA TAFTA MERCOSUR, etc...

et après vous irez faire vos courses en y réfléchissant... Bonne chance !
Et merci de votre diffusion. J'espère que ce sera assez clair pour que vous compreniez ce qui se passe dans le monde agricole et paysan...

 

Point de vue Global et local par Stéphanie :  " >

 

 

 

 repensons à la lumière de toutes les décisions prises et des effets d'annonces, des stratagèmes aussi mis en place comme la famause opération "des brs pour nos assiettes" FNSEA et propagande de Macron 

 

------------------------------ voici mes analyses, pour information, et réfléchir plus loin...

 

Point de vue personnel.

Et si on s’était fait biaisés ?

Le 7 avril 2020 – par Stéphanie Muzard

https://static.blog4ever.com/2014/09/783997/des-bras-coup-de-com-fnsea.pdf

 

La prophétie (?!) des puissances industrielles et financières mondialistes- énième alerte.

 

Le 25 avril 2020 – par Stéphanie Muzard

La-proph--tie.pdf


25/04/2020
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Appel aux couturiers et couturières en local ( et ailleurs !) : des masques pour nos amis commerçants, et personnels soignants et médicaux !

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APPEL aux amies couturières locales Royan/Sablonceaux/Saujon/Le Gua !

Qui aurait l'extrême solidarité de fabriquer des masques lavables pour nos amis commerçants, personnels bossant dans l'alimentaire et personnels soignants en manque de matériel de protection MINIMUM puisque réquisitionné par l'Etat start-up nation et stock option lorsqu'on tente d'aider nos proches ? Merci !!!!!

 

Ne comptons pas sur les baltringues !

 

Aidez vos commerçants, producteurs ventes directes, personnels soignants en local ! Merci pour eux !

 

-----------Je signale à toutes fins utiles que le même Etat pour lequel les masques sont inutiles, ne servent à rien, sont dangereux à fabriquer soi-même, pratiquer des tests, est incapable de RIEN pour le bien commun et est capable de TOUT pour le détruire, a fait main basse sur notre commande professionnelle passée il y a plus de 3 semaines pour fournir nos amis commerçants de marché et distributeurs de fromages. ( Fromagerie du Pays Savinois )

J'avais en effet commandé 90 kits hygiène visiteurs ( hélas protection légère et minimum) chez notre fournisseur habituel pro spécialisé élevage agriculture, afin d'aider par solidarité à protéger 4 personnes pendant un mois. Un couple d'amis à leur compte et leurs deux salariées, exposés à d'éventuelles contaminations et entreprise alimentaire dont nous sommes plusieurs centaines à avoir BESOIN. J'avais prévu que si ils en recevaient par ailleurs, je porterai toute ma commande aux professionnels médicaux.

Le colis n'arrivera jamais car il a été réquisitionné par L'ARS, Agence Régional de Santé Nouvelle Aquitaine, service de ce même Etat. Je l'ai appris par hasard en m'inquiétant de la non réception de ce colis qui fut en préparation auprès de notre fournisseur...

Ainsi ce n'est pas de la solidarité mais de la REQUISITION et donc une capacité flagrante de mise en danger des populations, sans aucune anticipation, ni prévention et un frein à NOTRE solidarité...

Gouverner c'est prévoir. Nous avons à la tête de l'Etat un syndicat d'intérêts de multinationales et non un gouvernement.

A part avoir prévu de détruire le bien public, le lien social, la santé publique, les acquis sociaux, le code du travail, l'éducation nationale, l'agriculture paysanne, l'artisanat, le commerce, la pêche, les services sociaux, la culture, l'environnement, l'organisation de notre socle républicain bâti sur le Conseil National de la Résistance et avoir orchestré la privatisation libérale pour ouvrir l'appétit ignoble des puissances financières, industrielles et chimiques et traités d'échanges internationaux, véritables virus mortels et métastases, je constate que l'ère Macron est une agonie des libertés et des fondamentaux au profit de violences policières et de décisions toutes plus ubuesques et dangereuses les unes que les autres sans aucun discernement et hors-sol .

Elle préfère semer la peur, fermer nos entreprises et enfermer la population et continuer de nous prendre pour des cons, à grand coup de marketing politique et effets d'annonce pour de l'IMAGE et des intrigues qui occupent l'espace médiatique pour faire la peau à ceux qui sont dans l'éthique et travaillent au bien commun...

 

 


 

 

cliquez ici pour patrons de couture pdf à télécharger

lire : https://www.60millions-mag.com/2020/04/08/voici-les-modeles-de-masques-maison-valides-par-l-afnor-17366

 

 

Stéphanie Muzard


13/04/2020
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Assurer la sécurité alimentaire des populations, Tribune signée par @Benoit Biteau

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TRIBUNE

Assurer la sécurité alimentaire des populations

 

Tribune présentée par un collectif autour de Philippe Desbrosses,
Agriculteur, Docteur en Sciences de l’Environnement
* lire la liste des signataires en pied de cette tribune 

 

 

LA CRISE ALIMENTAIRE EST IMMINENTE, car à la détérioration continue des sols s’ajoute le blocage des circuits internationaux de transport sur lesquels repose le système alimentaire mondial. Nous ne sommes pas mieux préparés à cette échéance qu’à l’actuelle crise sanitaire. Or ces épidémies et ces crises alimentaires seront rendues plus fréquentes par l’état écologique et économique du monde. 

La menace de pénurie alimentaire n’est ni un coup du sort, ni une fatalité. Elle résulte d’une insouciance et d’une illusion trop longtemps entretenues selon lesquelles nous serions dans un progrès matériel indéfini, dans une abondance qui pourrait — grâce au marché — résoudre spontanément toutes les difficultés et atténuer tous les risques, laissant le consommateur dormir tranquille et vaquer à ses occupations. Nous en avons perdu de vue des principes biologiques de base.

Résultat de ce choix de société : une agriculture artificielle, industrielle, entièrement dépendante des énergies fossiles, hors-sol, sans paysans, anéantie par un exode rural sans précédent. En France, 11 millions de paysans sont passés à la trappe en quelques décennies, et en 2020, c’est encore une exploitation toutes les 26 minutes qui disparaît ! Combien dans le monde ? Ce sont des milliers de kilomètres carrés alignés pour produire, transformer et acheminer une nourriture appauvrie en nutriments, reposant sur trop peu d’espèces, sur des pratiques artificielles et destructrices des sols, des eaux, et des communautés humaines. Ce système alimentaire, trompeusement efficace, n’en est devenu que plus vulnérable aux chocs climatiques, aux maladies, aux crises économiques et géopolitiques, et aux pénuries de ressources.

La France a la réputation d’être un pays producteur. Certes, en volumes ! Mais peut-elle pour autant nourrir sa population ? Non : notre système alimentaire dépend d’importations de soja américain et brésilien (faute de protéines végétales cultivées), de matières premières (dont les énergies fossiles et les phosphates), et de fruits et légumes (des milliers de camions par jour nous apportent les denrées agricoles des pays du sud). Aujourd'hui, moins de 2 % de notre surface agricole utile produit des fruits et légumes, alors qu’il en faudrait 10 % !

Notre monde vit dans un rêve technologique. Mais le réveil est terrible. Il produit maintenant des foules sans travail et sans nourriture décente, sur des sols progressivement stérilisés par les labours profonds et les molécules toxiques de l’agro-industrie suspectées de contribuer à toutes nos maladies chroniques, dites « maladies de civilisation » ! Une agriculture sans paysans, c’est l’Eldorado pour la pétrochimie et l’industrie lourde, mais c’est le cauchemar pour les peuples et les biens communs.

La crise du coronavirus en annonce d’autres, et met en lumière toutes les vulnérabilités extravagantes de ce système industriel. Nous avons l’opportunité de réagir, non pas en stoppant la machine (ça c’est fait), mais en coordonnant et en accélérant une « transition » vers des systèmes alimentaires moins vulnérables et plus résilients aux chocs de toutes sortes. Presque aucun pays n'est épargné par ces menaces, puisque quasi tous ont choisi les mêmes voies techno-chimiques et économiques, les mêmes dépendances des transports au long cours.

Nous sommes nombreux à avoir annoncé les catastrophes alimentaires. Depuis la révolution industrielle des années 1960-1970, des mises en garde ont été documentées, des propositions de réorientation ont été faites, alors que les politiques agricoles, sous l’emprise des lobbies agro-industriels, n’ont cessé de poursuivre leur course folle dévastatrice des écosystèmes, de la santé et des emplois…

Ce que nous proposons, c’est d’ENGAGER D’URGENCE UNE GRANDE CONCERTATION CITOYENNE par échanges électroniques et visio-conférences, dans chaque région et chaque bassin de vie, visant à remailler le territoire avec des productions diversifiées, à proximité et au service des populations, et avec leur aide.

Nous avons besoin :

  • d’hectares soustraits à l’artificialisation et à l’appétit des acquéreurs fonciers ;
  • de formation des agriculteurs aux techniques simples de culture et d’élevage qui permettent de régénérer les sols, économiser l’eau, réduire la mécanisation, et boucler les cycles du carbone, de l’azote et du phosphore ;
  • d’outils de production agricole robustes et simples à fabriquer ;
  • de circuits raccourcis qui alimentent les populations et les usines de transformation, si possible locales.

C’est une question de bon sens, pas d’idéologie. Il y a urgence à faire l’inventaire des ressources et des besoins sur les territoires par des concertations régionales en commençant par les communes avec la collaboration des Maires et des associations locales :

  • Quels sont les lieux et les ressources comestibles disponibles aujourd’hui, les moyens de stockage et de distribution ?
  • Quels sont les lieux de formation pour les futurs paysans ?
  • Quelles sont les cultures et les surfaces allouées aux denrées de première nécessité ?
  • Quelles sont les surfaces à conserver de milieux naturels et d’infrastructures écologiques pour renforcer les populations et la diversité des pollinisateurs et des oiseaux prédateurs des ravageurs ?
  • Quels sont les moyens humains et matériels à mettre en œuvre dans chaque commune ?

 

Chaque municipalité ou intercommunalité peut faire l’inventaire de son territoire avec ses citoyens, selon une grille à co-élaborer, afin de cartographier la France, d’échanger et de s’entraider. Il s’agit de rendre les territoires efficients dans chaque région, en s’inspirant des meilleures solutions des uns et des autres.

La nourriture est le premier des besoins, or les systèmes alimentaires sont devenus majoritairement vulnérables et contre-productifs. L’agriculture est l’une des fonctions essentielles à la sécurité et au bien-être des communautés humaines, c’est le moment de lui redonner ses bases et son sens : c’est une question d’ordre public et de sécurité nationale.

 

Signataires :

  • Philippe Desbrosses : agriculteur et docteur en sciences de l’environnement
  • Dominique Bourg : philosophe, professeur honoraire, Université de Lausanne
  • Valérie Cabanes : juriste internationaliste
  • Françoise Laborde : sénatrice de la Haute-Garonne
  • Stéphane Linou : ancien conseiller général de l’Aude, auteur de Résilience alimentaire et sécurité nationale (2019)
  • Edgar Morin : sociologue
  • Christian Mouchet : Président de la Fondation pour le Progrès de l’Homme, agronome, professeur émérite Agrocampus Ouest
  • Coline Serreau : cinéaste, membre de l’académie des Arts
  • Pablo Servigne : ingénieur agronome et auteur
  • Julien Bayou : secrétaire national du groupe EELV
  • Sophie Swaton : Présidente de la Fondation Zoein, économiste et philosophe, Université de Lausanne
  • Maxence Layet: écrivain, éditeur de la revue Orbs l’autre Planète
  • Gilles-Eric Séralini : scientifique, professeur d’Université, spécialiste des O.G.M.
  • Delphine Batho : ancienne Ministre, députée des Deux-Sèvres, auteure de L’ Ecologie Intégrale 
  • Benoît Biteau : paysan bio, agronome, député Européen EEVL
  • Corinne Lalo : journaliste indépendante d’investigation, auteure
  • Dr Dominique Eraud : phytothérapeute-nutritionniste, présidente de Solidarité-Homéopathie
  • Emmanuel Bailly : ingénieur auteur des tables d’indices de Souveraineté Alimentaire
  • Alexandre Boisson : expert sécurité civile, co-fondateur de SOS maires
  • Yannick Jadot : député Européen EELV
  • Jean-Marc Governatori : auteur, Écologie Politique
  • Corinne Lepage : ancienne ministre et députée Européenne, avocate
  • Charles et Perrine Hervé-Gruyer : fondateurs de la Ferme du Bec-Hellouin, auteurs Permaculture
  • Lucile Cornet-Vernet : parodontologue, fondatrice des Maisons de l’ARTÉMISIA
  • André-Jacques Holbecq : auteur, économiste, co-fondateur de SOS maires
  • Claude Aubert : agronome, écrivain, fondateur de Terre Vivante et Quatre Saisons du Jardinage
  • Boris Aubligine : paysan, fondateur d’Ethica Mondo MBA
  • Charles Kloboukoff : PDG du groupe Léa Nature
  • Michèle Rivasi : députée Européenne EELV
  • Samuel Lachaume : conseil en finance et territoire durables
  • Cyril Dion : co-fondateur du Mouvement des Colibris et co-réalisateur du Film Demain
  • Lionel Montoliu : fondateur de 0.6 Planet, docteur de Polytechnique, co-directeur du master Management de la Technologie et de l’Innovation
  • François Plassard : paysan Terre-Mer, ingénieur agronome, docteur en Economie, auteur ruralité
  • Monica Bassett : artiste peintre Internationale
  • Isabelle Champion-Poirette : présidente de Mille Variétés Anciennes
  • Olivier Roellinger : chef restaurateur de Cancale
  • Jean-Paul Jaud : cinéaste

 

lien : https://le1hebdo.fr/journal/actualite/tribune-securite-alimentaire-69.html?fbclid=IwAR1_mz3b9t_jMI83m_UJ--qzrN7PN4ORpK29iUzdgU4wYLIkdXrfSEku_QY#


13/04/2020
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