Benoît Biteau, paysan agronome

Benoît Biteau, paysan agronome

L'engagement ici et ailleurs


Les solutions agronomiques paysannes pour Bassines Non Merci ! et la préservation de l'eau

Bonjour,

je vous propose  de diffuser mes illustrations sur les méthodes culturales agronomiques, en agriculture biologique et agroforesterie, qui ont été éditées en noir et blanc sur le livre "Paysan résistant!" de Benoît Biteau par Fayard en 2018 ( Paysan, agronome, ingénieur et élu député européen en 2019, seul paysan bio français au parlement eu ) .

 

Vous pouvez toujours commander le livre, pour des explications plus complètes mais il me semble qu'il y a urgence à communiquer les solutions paysannes et de bon sens afin d'éviter une accélération des problèmes d'assèchement des nappes, des sols agricoles, des zones humides et fuites en avant, imposées par les tenants de l'agriculture industrielle et monoculture (essentiellement maïs hybride aux pesticides et irrigué pour l'export et nourrir les usines d'animaux enfermés),  en opposition complète avec les intérêts supérieurs de bien commun et de productions et autonomies alimentaires pour tous et de qualité. En opposition aussi avec le développement de filières et d'emplois locaux pour nourrir les locaux et ce partout dans le pays avec des produits sains et ne polluant plus l'air, les sols, les rivières, la mer et préservant les biodiversités et équilibres d'écosystèmes complexes et hautement développés depuis des millénaires. Il faut réinstaller des paysans, relocaliser les productions.

Les quelques principes dans ce livre sont donnés à titre d'exemple. Ce sont des bases fondamentales et ce sont des principes dont il faut s'inspirer et adaptables partout pour tout type d'agriculture. Ce qui est vrai et possible en Afrique, au Québec, en Inde, en Asie et ailleurs est vrai et possible en France.

 

Ces positionnements "pro bassines" relèvent du dogmatisme et de l'idéologie agrochimique industrielle mondialiste ( favorables aux traités transatlantiques et malbouffe, maladies )  alors que les solutions scientifiques et paysannes respectant, comprenant, analysant les écosystèmes complexes et en travaillant avec l'intelligence de la Nature et du vivant permettent d'utiliser des ressources gratuites et inépuisables. ( Semences paysannes, génétiques anciennes reproductibles naturellement,  écotypes, soleil, photosynthèse, l'arbre, les nappes phréatiques et leurs vertus, par exemple !) 

La mise en danger des personnes, des territoires, notamment de la 2ème zone humide de France après la Camargue, la 1ère zone humide de la façade atlantique d'Europe, telle que le Marais Poitevin,  et les atteintes faites à la ressource en EAU bien commun, sa privatisation et l'organisation de sa disparition ...avec de l'argent public, doit être débattue, comprise et s'arrêter. Il est intolérable de constater avec quelles violences les citoyens et paysans des territoires sont martyrisés pour des intérêts privés menant à la désertification des sols agricoles et la mort des paysans et tout cela avec NOTRE argent de contribuable.

En tant qu'artiste auteur et paysanne, depuis très longtemps sur ces dossiers et réalisatrice de documentaires d'intérêt général notamment le film documentaire "Sans terres et sans reproches" ( 2008 ) ,   il me parait très important que tous les publics, consommateurs et contribuables sachent qu'une autre agriculture est pratiquée sans engrais chimiques de synthèse, sans pesticides, sans OGM et que 80 % des agriculteurs produisent en cultures sèches...

Une minorité endoctrinée, intégrée et prisonnière ou intéressée financièrement, ne peut pas s'accaparer le bien commun et mener à pire situation à venir qui nous concerne tous, avec en plus mensonges et illégalités, manipulations d'opinion sur des bases fausses erronées, reprises en plus par cet Etat, lui même en illégalités. Les mêmes faisaient croire que les bassines étaient remplies d'eau de pluie, il n' y a pas si longtemps, alors que c'est du pompage dans les nappes qui ne peuvent déjà plus se recharger en hiver ! De malhonnêtetés intellectuelles à malhonnêteté des enjeux et de leurs projets de "fermes digitales" ( uniquement des start ups de technologies numériques à coups de milliards de dollards) , c'est la disparition complète des paysans qui se jouent. ça fait 60 ans que leurs "solutions" sont en réalité une catastrophe et voie sans issue. 

Ces illustrations ne sont pas libres de droit, mais j'autorise exceptionnellement les militants de Bassines Non merci, les paysans, les consommateurs et acteurs du changement vertueux à diffuser le lien de cet article et le partage de l'information à buts pédagogiques.

 

Toutes copies utilisations ou diffusions autre sans autorisation de ma part contrevient au Droit d'auteur, merci. ©L'Atelier des Muses,

Bien à vous tous, Stéphanie Muzard.

 

Lien vers le site de notre ferme : ici

Annexe 3 - agroforesterie  et gaz a effets de serre

 

Annexe 1 - photosynthese

Annexe 6 - Grand cycle de l\\\'eau

 

Annexe 7 - Petit cycle de l\\\'eau

l\\\'arbre pompe biotique agroforesterie 2022 corrigé

 

rotation

 

Annexe 4 - agroforesterie contemporaine

Annexe 2 - Semis direct sous couvert vivant

 

 

Annexe 8 - Melange de races Maraichines - Trait Poitevin

 

 

Annexe 9 - Melange de races Chevres Poitevines -  Baudets du Poitou

 

Vous pouvez retrouver ces illustrations ici : 

 

 

couverture note les enjeux du stockage de l\\\'eau

L’histoire d’un virage d’une agriculture intensive tournée vers la monoculture du maïs irrigué depuis 35 ans à l’élevage de races locales en faibles effectifs, l’engagement dans l’agrobiologie et la valorisation des circuits courts, en même temps que celle d’un agronome retourné à la terre. 
Héritier d’une longue lignée de paysans hors norme, Benoît Biteau est un paysan résistant. Ingénieur agronome, il aurait pu couler une vie paisible de haut fonctionnaire sans jamais remettre les mains dans la terre.
Oui, mais voilà, cette terre, il l’a dans le sang. Et quand son père, tenant d’une agriculture productiviste, décide de partir en retraite, il relève le défi.
En quelques années seulement, il fait d’un terroir épuisé par des pratiques intensives et d’une exploitation dans une impasse écologique et économique une ferme rentable couronnée par le Trophée national de l’agriculture durable.
Il délaisse les kilomètres de tuyaux, les bidons  d’engrais et de pesticides. Et adopte les fondamentaux de l’agronomie et du bon sens paysan. On le suit pas à pas dans la transformation de sa ferme. Et les résultats sont là. En se tournant vers des races rustiques, des semences anciennes, en replantant des arbres, la ferme de Benoît devient chaque jour plus productive, plus rentable et plus respectueuse de l’homme, des animaux et de la nature.
Par son parcours (du combattant), Benoît Biteau apporte la preuve qu’une autre agriculture est possible. C’est un appel qu’il lance à tous les agriculteurs enferrés dans une logique qui les tue : changez de modèle, le bonheur est dans le pré !
 
Benoît Biteau est paysan agronome à l’EARL Val de Seudre Identi’Terre. En mars 2010, il est élu vice-président de la Région Poitou-Charentes et, en décembre 2015, il est réélu au conseil régional de Nouvelle-Aquitaine. 
ARUTION : 
14/02/2018
PAGES : 
304
FORMAT : 
154 x 235 mm
COLLECTION : 
PRIX TTC : 
19.00 €
EAN : 
9782213706092
CODE HACHETTE : 
5311309
PRIX NUMÉRIQUE : 
13.99 €
EAN NUMÉRIQUE : 
9782213708096

verso benoit biteau 55X210mmweb-recto-benoit-biteau-55X210mmcapture couverture def

 

Pour aller plus loin, quelques documentaires mais il y en a beaucoup d'autres et d'autres paysans agronomes sont déjà en pratiques avec SUCCES partout sur la planète  :

 

 LE BRF , bois raméal fragmenté ça marche même sur les causses du Quercy  :  Film "Sans terres et sans reproches" en version gratuite ici 

visuel version juillet 2012 WEB

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

mais aussi :

ANDRE POCHON - DU CHAMP A LA SOURCE / RETROUVER L'EAU PURE | eBay

Agronomes et paysans - Un dialogue fructueux - André Pochon - Livres -  Furet du NordLes champs du possible - André Pochon - Éditions La DécouverteLivre : Du champ à la source : retrouver l'eau pure écrit par André Pochon  - Nature et BretagneL'Agroécologie peut nous sauver | Actes Sud L'Agroécologie, une éthique de vie Entretien avec Jacques Caplat - broché -  Pierre Rabhi, Jacques Caplat, Cyril Dion - Achat Livre ou ebook | fnachttps://s.rfi.fr/media/display/785cd0a2-1142-11ea-86a2-005056bf7c53/w:1280/p:4x3/changeonsd%27agriculture_0.jpgAmazon.fr - L'agriculture biologique pour nourrir l'humanité: Démonstration  - Caplat, Jacques, Aubert, Claude - Livres

 

Conclusion :

 

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Article source :   https://www.latelierdesmuses.com/les-solutions-agronomiques-paysannes-pour-bassines-non-merci-et-la-preservation-de-l-eau 


14/11/2022
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ALERTE SAUVE QUI POULE URGENT SAUVONS LE PLEIN AIR appel à mobilisation !

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Bonjour à tous,
Sauve qui poule poitou se bat plus que jamais pour sauver son modèle agricole : l'élevage plein air, son bon sens paysan !
Par divers canaux, évènements, vous nous avez soutenu et continuez de nous soutenir, nous vous en remercions vivement !!
4 élevages sont malheureusement touchés par la grippe aviaire (influenza aviaire) en Deux-Sèvres.
L'élevage de François et Marie-Jo SARDET, voisin de ces élevages contaminés, se voit dans l'obligation d'être abattu demain bien qu'il soit sain, il s'agit d'un abattage préventif comme il y en a eu des centaines cet hiver / printemps... pour soit disant endiguer le virus, mais nous avons constaté que cela n'avait pas fonctionné !
Par ce mail, nous vous invitons à se rassembler pacifiquement pour :
- Soutenir les éleveurs dans cette véritable épreuve
- Dénoncer l'aberration de l'abattage de volailles intégralement testées aux frais de l'éleveur et indemnes de toute contamination
- Demander une nouvelle fois une gestion cohérente de la problématique grippe aviaire pour les élevages plein air
 
 
RDV ce jeudi (demain !!) 10 Novembre à 7h 
au Rocher Branlant à Largeasse.79. 
 
 
Encore merci, et ne lâchons rien !!! ���
Sauve qui Poule Poitou
 
Aucune description disponible.
 
 ATTENTION dernière minute  ils JOUENT avec les nerfs !!! 
Bonsoir,
Depuis ce matin, l'administration joue avec nos nerfs... par le décalage horaire intempestif de leur intervention !! On nous mène en bateau...
 
RDV ce jeudi (demain !!) 10 Novembre à 12h (et non 10h au préalable) au Rocher Branlant à Largeasse.
 
Venez nombreux !!
 
Encore merci, et ne lâchons rien !!! ��� 
 
 

09/11/2022
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Bassines : Passage en force de l'état et TROU historique de bassines et chambre d'agriculture FNSEA VIENNE

bassines en vienne.jpg
 Création visuelle et texte : © L'Atelier des Muses 2022.
Retrouvez toutes les créations sur le site de l’artiste.  https://www.latelierdesmuses.com/reponses-a-la-repression-contre-bassines-non-merci 
 
 
 
 
2022 
"Un projet de 30 nouvelles méga-bassines agricoles validé par le gouvernement dans la Vienne
Avec l’accord de Matignon, la préfecture viennoise a entériné la création de retenues destinées à stocker 8,8 millions de mètres cubes d’eau. Malgré une manifestation le week-end dernier contre un projet similaire dans les Deux-Sèvres voisines"Avare
_____________���
�✔️La chambre d'agriculture de la Vienne (CR) n'aurait apparemment pas signé ce protocole tout comme certaines collectivités...
mais pas grave, après la guerre faite aux habitants et manifestants à Ste Soline, ça fanfaronne et provoque, passe en force une fois de plus, au mépris du bon sens et des populations, au mépris même des évènements catastrophiques qui se sont produits..
Cette chambre agri (actuellement CR) départementale et ces collectivités n'ont pas signé.... ?! Pourquoi ?
entre 2007 et 2010, par là..
Sans doute parce qu'elles se sont pris un gros bouillon il y a quelques années, chambre d'agri (FNSEA à l'époque) avec une construction de bassine qui s'est effondrée sous le poids de l'eau qui a fait rompre la cavité souterraine se trouvant dessous et a inondé maisons, champs etc. catastrophe. Voilà la vue aérienne ce jour.
En effet, et en résumé, le bureau d'études était la chambre d'agri elle-même.... et pas assurée pour payer les dégâts considérables.... donc licenciements de 8 salariés, quelques fusibles, pour faire des économies de salaires et se refaire la cerise et payer la note : 1 million 720 €uros de dégâts . Mais ça, personne n'en parle ;-)))
Sur ces photos aériennes : l'argent public gaspillé.
 
 
"A Vivonne, l'eau avait coulé dans des failles naturelles.
Retenues d'eau dont on aurait oublié la bonde, les bassines plombent les comptes de la Chambre depuis le début du XXIe siècle. Construites pour une quinzaine d'agriculteurs irrigants, à la demande des Associations syndicales agréées (ASA) de la Clouère (deux bassines, en 2003) et du Clain moyen (trois bassines, en 2005), elles expliquent – en partie – l'important déficit. Et l'erreur d'une Chambre devenue maître d'œuvre. Si celles de la Clouère, malgré des digues affaissées, fonctionnent, deux du Clain moyen sont inutilisables. Le fond d'une des deux s'était même effondré sous le poids de l'eau ! La baignoire vidée, il a fallu trouver un plombier responsable de la gabegie à 1,5 million d'euros. L'ASA du Clain moyen, dont le président était aussi le vice-président de la Chambre, s'est donc (logiquement ?) retournée contre le maître d'œuvre… Qui s'est retourné contre un petit bureau d'études poitevin, EGsol. Jean-Paul Menard, dirigeant à l'époque, ne s'explique toujours pas pourquoi. « Ils n'ont pas fait d'études sérieuses pour ces bassines. Ils m'ont commandé une pré-étude à 1.800 €… et ils ont construit. Normalement, une mission d'expertise comme celle-ci nécessite entre 28.000 et 40.000 € d'études. Ils ont fait des économies. Même l'étude concernant les risques technologiques n'a pas été faite. Nous avions émis un rapport défavorable au remplissage et ils ont quand même rempli. Nous ne sommes pas responsables du problème. »En première instance, l'avocat d'EGsol (couvert pour ce risque par son assureur, la SMABTP) avait demandé un dépaysement du procès. En vain. L'État, la région et le département (co-financeurs à hauteur de 80 %), n'y avaient pas intérêt ? L'histoire n'est pas terminée. La remise en état des terres incombera à la Chambre : 500.000 € par bassine percée, affirme une source proche du dossier…" source (!!!) https://www.lanouvellerepublique.fr/.../des-bassines...
 
 
 
 
 
 
Sources : 
 
extraits : 

Grandes absentes de cette signature en revanche, des associations de protection de la nature qui selon le préfet "ont fait le choix de la chaise vide" ou encore Grand Poitiers, farouchement opposé à ce protocole. 

8,9 millions de m3

Pour les autorités, cette signature est venue conclure trois années d'intenses tractations. En juillet dernier, une première mouture avait été rejetée tant par la chambre d’agriculture que certaines collectivités, comme Grand Poitiers. 

Cette ultime version prévoit la construction de 30 bassines, contre 41 dans la précédente, pour un total de 8,9 millions de m3 d’eau qui pourront être mis à la disposition de 153 exploitations agricoles de la Vienne. 

 

"Bassines" : après Sainte-Soline, un nouveau projet de réserves d'eau validé dans la Vienne

 "L'agglomération du Grand Poitiers, la Chambre d'agriculture départementale et la fédération de pêche locale n'ont, en revanche, pas signé cet accord." 

06/11/2022
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"Bridor dehors !" : le film et la manif de samedi à Liffré Cormier (comme à Ste Soline : nous sommes tous des "écoterroristes" )

visuel vignette

 

 

Un article qui évoque Ste Soline...

reçu/transmis :

samedi 5 novembre 2022, une projection publique a été réalisée avec le film "Bridor Dehors!" de Stéphanie Muzard, suite à la 3éme Marche Climat à Liffré.

Nouvelle Marche Climat à Rennes( COP27)  samedi prochain 10h devant le siège de ...Le DUFF Industries (avis à la population!)
Pascal, La Nature en Ville
Association du Pays de Rennes

https://www.ouest-france.fr/bretagne/liffre-35340/mobilisation-contre-bridor-a-liffre-300-manifestants-sur-place-ce-samedi-matin-7391594e-5cee-11ed-9237-2f662ec48046 

 

 

https://publish.twitter.com/?query=https%3A%2F%2Ftwitter.com%2FSamuelNohra%2Fstatus%2F1588838280728043521&widget=Tweet

 

 

 

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06/11/2022
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France en contentieux avec l'Europe, Benoît Biteau à la Conférence de presse de Ste Soline

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lien direct :  

article Dépêche du Midi

 

VIDEO. Deux-Sèvres : à Sainte-Soline, les opposants aux bassines veulent un moratoire

Attendus sur le site de la "méga-bassine" de Sainte-Soline dans les Deux-Sèvres, les engins de chantier ne sont finalement pas revenus sur les lieux. Un arrêt provisoire du chantier, synonyme de première victoire pour les militants écologistes qui ont tenu, ce mercredi 2 novembre, une conférence de presse afin de demander un moratoire au gouvernement.

 

 

Dans "la guerre de l’eau" des Deux-Sèvres, les militants anti "méga-bassines" viennent de remporter la première bataille. Au grand dam de la Coopérative de l’eau, le chantier de Sainte-Soline n’a pas pu reprendre comme prévu ce mercredi 2 novembre. Aucun engin de chantier n’a pénétré sur le site de la discorde.

Les gendarmes sur le qui-vive

Malgré l’important dispositif des gendarmes qui quadrillent les lieux, contrôlant automatiquement chaque véhicule et filtrant le moindre passage, les militants écologistes ont pu tenir leur conférence de presse face à la "méga-bassine". Galvanisés par cette petite victoire, les organisateurs ont lancé un ultimatum à l’État. "Nous avons réussi une énorme mobilisation ce week-end avec près de 10 000 personnes qui sont venues des quatre coins de la France. Aujourd’hui, parallèlement à l’arrêt des travaux, nous posons un ultimatum à l’État de la prise d’un moratoire à l’échelle nationale sous 15 jours", lance Marion Vigot, porte-parole de l’association "Bassine non merci", devant les micros de la dizaine de journalistes présents sur place.

 

Un manque de données scientifiques

Concernant leurs principales revendications, les militants déplorent une absence d’études scientifiques quant à l’évaporation de l’eau de ces "méga-bassines" et alertent sur la dégradation accélérée de l’eau stockée à cause de la formation d’algues et de micro-organismes. "Et compte tenu des sécheresses consécutives, le niveau de remplissage des nappes phréatiques pose également problème", complète Marion Vigot.

De son côté, Benoit Jaunet, porte-parole du Syndicat de la Confédération paysanne des Deux-Sèvres, qui a refusé de signer en 2018 le protocole d’accord du projet, dénonce une "entourloupe". "Depuis 2018, bon nombre d’associations environnementales sont sorties de l’accord, rappelle Benoit Jaunet à La Dépêche du Midi. Sur le volet agricole, on est contre ce projet car il concentre la garantie de l’accès à l’eau a juste 5 % des exploitations desDeux-Sèvres".

Pour le porte-parole, en rien ce projet n’est destiné à l’ensemble des paysans de la région. "Demain, l’idée du gouvernement est de faire 1 000 bassines. Ce projet ne garantit en rien à l’ensemble des paysans de France d’avoir accès à de l’eau. C’est un leurre. Il faut qu’on se mette tous autour de la table. On a des arguments à faire valoir et nous demandons à être écoutés par madame la Première ministre. Le débat doit avoir lieu à l’échelle nationale. Et ce n’est pas en nous traitons d’écoterroristes qu’on trouvera une solution", martèle l’agriculteur.

 

« Il faut placer le sujet dans un débat de société »

Interrogé par La Dépêche du Midi, l’eurodéputé Benoît Biteau, présent également lors de cette conférence de presse, pointe du doigt l’absence de dialogue du gouvernement. "Le problème est qu’on a une vielle tradition en France qui consiste, sur les sujets agricoles, de développer des politiques publiques en cogestion avec la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA). On confine le débat à une sphère agrico-agricole. Sauf qu’aujourd’hui, quand on parle d’agriculture, il est également question de climat, de santé… Il faut placer le sujet dans un débat de société. Tant que ça va durer, l'État doit s'attendre à ce genre de manifestation", avertit l'élu écologiste qui se veut toutefois optimiste. "Je crois malgré tout en la prise de conscience de l’État. Je pense que le moratoire va être au moins engagé sur les bassines de la région afin qu’on puisse en débattre paisiblement."

"Les travaux vont bien reprendre"

Contactée, la Coopérative de l’eau des Deux-Sèvres ne semble pas du même avis. "Nous avons déjà mis toutes les parties autour de la table en 2017. Le projet ça fait 11 ans qu'il est en route. Un protocole d’accord a été signé en 2018. Les travaux vont bien reprendre. Et concernant le moratoire, pour l’instant, rien n’est sur la table", explique la coopérative. Quant à la date de reprise des travaux, craignant des représailles, la coopérative n'a pas souhaité communiquer sur le sujet Pour l’instant si tout le monde campe sur ses positions, les tensions semblent s’apaiser. Mais une prochaine mobilisation n’est pas à exclure.

 

Faouzi Asmoun

  


05/11/2022
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