Benoît Biteau, paysan agronome

Benoît Biteau, paysan agronome

Un territoire entre terre et mer


Pratiques en faveur de l'environnement.

Pratiques en faveur de l'environnement :

 

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Dès 2007, lors de la création de l’E.A.R.L Val de Seudre Identi’Terre sont mises en place des pratiques en faveur de l’environnement :

  • Arrêt de l’irrigation, malgré l’achat, lors de la reprise de la structure précédente, de 8 forages d’irrigation aujourd’hui inutilisés.
  • Remise en place de prairies sur des zones sensibles où l’agriculture chimique menace les équilibres en aval, des zones humides, du littoral, de l’estran et en mer.
  • Certification de toutes les productions en Agriculture Biologique, écartant toutes utilisations de pesticides, engrais de synthèse, vermifuges et antibiotiques, permettant ainsi la préservation des équilibres, des ressources et de l’eau en particulier, de la biodiversité sauvage et domestique, du climat et de la santé.
  • Agroforesterie, à un rythme de plantation de 1 000 arbres par an ! Aujourd'hui 4000 arbres sont plantés. Parrainage d’arbre avec opération « Arbor et sens, citoyen ! » en cours. Espace enherbé sans fauche dans les rangées d'arbres, zone refuge de biodiversité et d'auxiliaires de cultures. (dont les carabes*, les abeilles, les coccinelles, les papillons, les oiseaux...)
  • Valorisation de 46,60 hectares de prairies humides au cœur de la Réserve Naturelle Régionale de la Massonne, par le pâturage avec des races anciennes, locales, rustiques et menacées de disparition.
  • Mise en chasse gardée de la totalité des surfaces louées par l’E.A.R.L Val de Seudre Identi’Terre, avec interdiction de chasse.
  • Classement en Natura 2000 de la carrière de l’Enfer, site remarquable pour les chauves souris, avec aménagement des parcelles pour améliorer l’habitat et la zone de nourrissage (prairies, haies, agroforesterie).
  • refus des OGM, des Vrth et autres chimères génétiques, mais nous utilisons de semences de ferme, semences paysannes.

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Annexe informations :

La chauve-souris

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Le carabe

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(*)

Une étude conjointe entre l’INRA et le BBSRC (Biotechnology and Biological Sciences Research Council) au Royaume-Uni réalisée en 2011, conclut que la présence de carabes dans les champs cultivés serait un moyen de lutte biologique efficace contre les mauvaises herbes car certains carabes consomment des graines et en particulier, de mauvaises herbes. Une meilleure gestion des populations de ces coléoptères permettrait de diminuer l’usage d’intrants (herbicides) et préserverait ainsi la biodiversité[1]. Le carabe serait donc également un bon indicateur de la biodiversité des milieux[2].

Pour favoriser la présence de carabes, il est conseillé de laisser des bandes enherbées sans fauche tous les 70 m[3]. Les phacélies l'attireraient. source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Carabe_dor%C3%A9

 

Biologie des carabes de france. Le Carabus, de l'oeuf à l'insecte parfait en passant par la larve et la nymphe...

Que mangent les carabes ? Où pondent-ils leurs oeufs ? Combien de métamorphoses l'insecte subit-il ? Toutes les réponses sont dans cet article...

http://www.antiopa.info/103-carabe-carabus-coleoptere-insecte-carnivore-larve.htm

 

Le crapaud commun :

Un allié de mon jardin..."Comme la plupart des amphibiens, la destruction et l'assèchement des marais ainsi que les pesticides constituent une menace pour l'espèce. Beaucoup de Crapauds communs sont écrasés sur les routes en rejoignant leur zone de reproduction. L'installation de barrières temporaires ou de crapauducs est recommandée pour protéger cet amphibien.

C'est juste après la métamorphose ...et au sortir de l'eau que le Crapaud commun est le plus vulnérable à ses prédateurs, à la déshydratation, aux pesticides et l'écrasement sur les routes.

Adulte, il a peu de prédateurs en raison de sa toxicité : la couleuvre à collier, le héron cendré, le hérisson, la loutre et le putois. Ce dernier est capable de creuser jusqu'à un mètre sous la neige pour capturer un crapaud en train d'hiverner. D'instinct, il n'en consommera que la partie postérieure, sans la peau, afin d'éviter les glandes à venin. Une mouche verte parasite, Lucilia bufonivora (Calliphoridae), pond son œuf dans la narine du crapaud où sa larve se développe et dévore sa tête.

En France, le Crapaud commun est protégé par l'arrêté du 22 juillet 1993 (article 1), et par la convention de Berne (annexe III). Cette espèce est classée parmi les espèces "à surveiller", dans le livre rouge des vertébrés de France. https://fr.wikipedia.org/wiki/Crapaud_commun"
 
Quelques autres espèces :
 
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Reinette arboricole à la ferme.
 
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Cantharide officinale

 

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Argus


27/08/2015
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La diversité vue du ciel, une partie des activités de la ferme.

Diversité et bio...

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En zone humide :

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En zone Natura 2000 :

 

Classement en Natura 2000 de la carrière de l’Enfer, site remarquable pour les chauves souris, avec aménagement des parcelles pour améliorer l’habitat et la zone de nourrissage (prairies, haies, agroforesterie).

 

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27/08/2015
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" L'agriculture n'est pas une activité économique qu'on pose au milieu de nulle part." Les Marais de la Seudre

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Vous entendrez souvent cette phrase dans les interventions de Benoît Biteau :

" L'agriculture n'est pas une activité économique qu'on pose au milieu de nulle part."

Ce schéma illustre donc de façon concrète ce que cela signifie pour notre ferme et ses activités.

L'EARL est aux portes du bassin ostréicole de Marennes Oléron.

Le nom Val de Seudre Identi'Terre indique aussi clairement la position géographique de la ferme : elle est en amont de l'estuaire de la Seudre.

Ainsi, le lien terre-mer et le respect de chaque activité économique et sociale - celui des paysans de la mer, celui des acteurs de l'économie touristique, celui des artisans et des commerçants- sur notre territoire, le respect de la ressource en eau, quantitatif et qualitatif, le respect de la biodiversité et des paysages, le respect de l'argent public  sont naturellement au centre de nos préoccupations.

Nous préférons parler d'atouts environnementaux que de contraintes, qui d'ailleurs ne sont que des obligations, quand l'activité mobilise autant d'espace et surtout, autant d'argent public!

 

Le respect et le partage sont-ils une contrainte ?

L'eau et sa gestion responsable sont un bien commun trop précieux pour ne les voir que sous l'angle de la contrainte...

 

Angle de vue du ciel, notre territoire :

 

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Photos de Philippe Deschamps, avec son aimable autorisation.

Angle de vue depuis la Terre :

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La Tremblade, Mornac-sur-Seudre, photos Stéphanie Muzard.

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Moules et huîtres, photos Stéphanie Muzard.

Angle de vues depuis la Culture...Les Marais salants

décors sur vitrines de commerçants, le thème des sauniers,

par L'Atelier des Muses.

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Paysage du Marais inspiré de mémoire par la tour de Brou...illustrant la communication de la ferme.

 

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L’estuaire de la Seudre,

berceau de l’huître Marennes-Oléron     

Véritable berceau de l’huître Marennes-Oléron, la Seudre arrose Saujon, jusqu'à Ribérou où l'eau douce se mêle à l'eau salée, avant de parcourir le bassin de Marennes-Oléron. Portrait du plus petit fleuve de France.

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Berceau des huîtres Marennes-Oléron
L’estuaire de la Seudre se présente comme un vaste marais en lagune face à l’île d’Oléron. La forte salinité des lieux a autrefois favorisé l’implantation de nombreux marais salants. Ils furent ensuite creusés pour former des claires et y accueillir les huîtres. Ici, le travail des ostréiculteurs et des sauniers a façonné le paysage.
Peu profonde, la Seudre compte de nombreux chenaux navigables. Des sentiers des eaux parfaits pour découvrir le patrimoine, reflet d’un lieu où il fait bon se perdre : petits ports, cabanes multicolores, faune et flore. Un bateau passeur permet de franchir la Seudre pour passer d’une rive à l’autre.
 
Plutôt Rive droite…
Installée sur une ancienne île, Marennes est au cœur d’un vaste damier de marais et parcs ostréicoles. Proche de l’île d’Oléron, Marennes est une véritable capitale de l’huître. Le clocher de l’église, ouvert à la visite, offre un panorama saisissant sur les claires ostréicoles.
Saint-Just-Luzac… Saint-Sornin… vous arrivez à Nieulle-sur-Seudre, où les marais salants ont élu domicile. Les activités agricoles, ostréicoles et artisanales y sont très présentes. Port Paradis, le bien nommé tant le site a de charme, est un emblème de l’ostréiculture.
 
… Ou rive gauche ?
La Tremblade, à l’inverse, a choisi la rive gauche ! Mais comme Marennes, ce village a toujours vécu de ses activités maritimes : sel, pêche, ostréiculture… Aujourd’hui, La Tremblade est une autre capitale de l’huître Marennes-Oléron. Le petit train « La Coquille Filante » vous offre une découverte insolite de l’ostréiculture en passant par La Grève, les cabanes et les marchés.
On découvre ensuite Mornac-sur-Seudre. Inscrit aux Plus beaux villages de France, cette ancienne cité médiévale se visite à pied. Vous profitez ainsi de ses ruelles où de nombreux artisans se sont installés.
On rejoint enfin le sublime petit port de l’Eguille-sur-Seudre. On y découvre avec bonheur l’ambiance si particulière du bassin ostréicole.(...)
 
 

 
  

Les marais salés de l’estuaire de la Seudre et les marais doux de Brouage sont deux zones humides géographiquement très proches. Toutes deux ont été façonnées par les activités humaines pour la culture du sel au cours du XIème siècle. Pourtant, elles diffèrent complètement, autant par leur typologie physique que par la gestion et les usages actuels.

                        Marais de Brouage - Vue de la Tour de Broue (c) JY Piel               Vue aérienne du marais de la Seudre

Si l’on s’intéresse à la biodiversité, on observe de nombreuses espèces présentes sur ces deux territoires mais aussi certaines plus spécifiques à chaque type de marais car dépendantes des particularités de chaque zone humide. De plus, la biodiversité de chacune de ces deux zones s’enrichit respectivement, notamment par le biais des corridors écologiques.

Cette diversité complémentaire crée une richesse particulière sur l’ensemble du territoire englobant les marais de Seudre, de Brouage et même de l’ile d’Oléron puisque l'on retrouve cette même coexistence de marais salés et de marais doux!                      

A travers ces deux sites de marais, le réseau Natura 2000 met en avant la richesse du patrimoine naturel au sein d’un même site mais aussi entre les sites. Il ne faut cependant pas oublier que, sur nos marais anthropisés, cette richesse est indissociable de la présence d’une activité humaine extensive…

 

 

Entrez dans la culture Natura 2000 et découvrez comment cette démarche peut nous aider à préserver et valoriser notre territoire !

                            Vaches et hérons garde-boeufs sur le marais de Brouage (c) JY Piel            Claires sur le marais de la Seudre (c) CRC

 
 
 
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01/05/2015
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