Benoît Biteau, paysan agronome

Benoît Biteau, paysan agronome

Histoire d'une ferme redevenue paysanne et agro écologique


Les abeilles sont nos amies, les apiculteurs aussi

 

DSCN3824.JPG

20708483_10211670672776471_8760315603468223452_n.jpg

Abeilles butinant les fleurs de nos cultures de sarrasin en septembre 2017.

 

Messieurs Collignon et Vallet, ainsi que Monsieur Charry, et bien d'autres, font partie des apiculteurs qui installent des ruches dans nos parcelles.

En effet, c'est TRES difficile pour eux de travailler en apiculture aux alentours, de préserver les abeilles, avec les pratiques intensives et polluantes, toxiques de l'agriculture chimique, les épandages de pesticides et les cultures des VRTH ( OGMs Cachés : citons colza, tournesols, par exemple) en plus des dégâts mortels qu'occasionne la présence du frelon asiatique.

 

Néanmoins, nous les remercions pour leur travail en coopération avec nous, ainsi que leurs présents : le fameux nectar et miel, en retour.

 

Voici que ce matin, nous avons reçu la visite de Mr Vallet, qui nous a offert son miel de sarrasin de Berthegille, issu de la récolte de la semaine.

 

Merci à eux et aux abeilles... c'est aussi cela l'agriculture biologique agroécologique...

 

 

 

DSCN3828.JPG

Abeille au potager sur fleurs de tanaisie en septembre 2017.

 

 article le limonard sablonceaux 2015.jpg

 


23/09/2017
4 Poster un commentaire

La pollution des autres ou le civisme en 17

Désormais, nous prendrons des photos souvenirs d'un tourisme particulier : celui des gros dégueulasses, qui manquent de civisme et imposent leur pollution aux autres, sans compter les dégâts que cela peut engendrer sur la santé, les ressources et la biodiversité, animale sauvage ou domestique.

 

Chemins, routes, bois, champs, (plages) ces individus prennent l'espace privé ou public pour un dépotoir ou déposent carrément des sacs poubelles ou tas d'ordures (bidets, tv, composés électroniques, gravats, plâtre, parpaings, carrelages, plastiques, bidons toxiques, bouteilles d'alcool en verre, plastiques canettes, gros os d'animaux et des restes de maïs séchés). Il n'est hélas pas rare de retrouver des déchets non recyclables dans nos parcelles et prés, pâtures de nos animaux et lors de balades en nature aux alentours.

Irrespectueux et intolérable.

 

Désormais chaque constat fera l'objet d'une alerte auprès de la municipalité avec photos et analyses des déchets, voire plaintes en gendarmerie.

 

 

 

non-a-macdoléron.jpg

 

Février 2015, route d'Arbrecourt, à 30 kms de Marennes et de son Macdo

 

09 juillet 2017.jpg

 

 chemin de la Pierre levée, 9 juillet 2017

 

et aux 4 chemins à Sablonceaux...

juillet 2017 berthegille.JPG

 

Route des musses de Sablonceaux à Le Gua
15585394_927034920732100_6312927386125571449_o.jpg
15675588_927031937399065_6572840958785752871_o.jpg
15697504_927035837398675_8272748593053949634_n.jpg
capture 2.JPG
Capture 3.JPG
Capture.JPG

 

 Stéphanie

 


12/07/2017
6 Poster un commentaire

Les terres sont en chasse et biodiversité gardée...pour les générations futures !

hare-940973_960_720.jpg
caille des blés.jpg

Au sujet de la chasse sur la ferme, quelques précisions.


Quand mon père, Paul, a pris la décision de faire opposition à la convention avec l'Association Communale de Chasse Agréée, il souhaitait définitivement rompre avec des pratiques discutables de chasse, et citoyennes d'ailleurs, des chasseurs adeptes de CPNT (Chasse, Pêche, Nature & Traditions). 
C'est donc avec plaisir que j'ai accepté, à sa demande, de constituer, auprès de la Direction Départementale des Territoires et de la Mer de la Charente-Maritime, le dossier d'opposition pour 90 ha sur la commune de Sablonceaux, et 60 ha sur la commune de Sainte Gemme. 


L'ancrage à gauche de notre famille ne permettait pas non plus de constituer une chasse gardée dédiée à la pratique de la chasse pour quelques privilégiés. 
Une telle approche serait venue télescoper notre attachement à l'abolition des privilèges obtenue la nuit du 04 Août 1789 qui, entre autres, permettait la pratique de la chasse par TOUS les citoyens, propriétaire terrien, ou pas. 
Bref, sur les terres familiales, après débats parfois agités, l'arbitrage est désormais le suivant:

 

soit personne ne chasse en accord avec nos convictions humanistes, soit tout le monde peut chasser. 

 


Fort de cette dimension citoyenne satisfaisante, j'ai fait le choix, lors de mon installation en 2007, d'y ajouter une dimension écologique forte. 
Le choix de l'agriculture biologique, de la mise en place d'arbres en agroforesterie, devait permettre la création d'espaces remarquables pour l'accueil de la biodiversité. 


Afin d'objectiver cette sensation, nous avons accepté un protocole de suivi de la dynamique d'évolution de la biodiversité sur ces zones agroforestières, conduites en bio, sans action de chasse, avec l'association Nature Environnement 17 (NE17), la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO), et la Chambre d'Agriculture 17.

 

Les résultats sont édifiants, surprenants, encourageants, rassurants. La vie sait reprendre ses droits.
Explosion des populations de carabes, de vers luisants, prédateurs des limaces.
Explosion des populations de renards, des rapaces, de type éperviers, faucons, buses variables, busards cendrés, busards Saint Martin, régulant les populations de mulots, et plus emblématique, la présence du Circaète Jean Le Blanc. Explosion de populations de blaireaux consommant les vers de terre de nouveau très présents
Retour remarqué de nombreuses espèces qui avaient disparu depuis des années comme cailles des blés, œdicnèmes criards, engoulevents d'Europe, guêpiers d'Europe, et il y a deux ans, au profit d'une mosaïque de paysages recréés, d'un couple d'Outardes Canepetières, qui malheureusement ne s'est pas confirmé depuis. Et j'en oublie.
Constat également d'une explosion de population de lièvres qui trouvent la quiétude dans les alignements d'arbres ou dans les prairies où pâturent les herbivores. 

Bref, des zones de refuge et de reproduction pour la vie, qui profitent à tous, y compris aux chasseurs qui "profitent" aussi de ces populations qui sortent de cette réserve. 
Alors, vous pouvez facilement imaginer mon courroux quand, cet après-midi je trouve au milieu de ces parcelles qui font l'objet d'un protocole rigoureux d'évaluation des dynamiques des écosystèmes dans le cadre d'une conduite conjointe de l'agriculture biologique, d'agroforesterie et de non-chasse, je trouve un groupe de six chasseurs allègrement attelés à la chasse au lièvre. Ah, il y avait matière à faire un carnage quand je vois la quantité de lièvres réfugiés dans mes parcelles. 
Au-delà du fait qu'ils remettent en cause le protocole d'évaluation écologique conclu avec les trois partenaires cités plus haut, cette attitude vient piétiner les convictions humanistes, écologistes et citoyennes de la famille.
J'aime autant vous dire que je pense qu'on ne va pas le revoir de sitôt. 
Je les ai virés sans concessions et, plus qu'hier encore, ma position sur l'action de chasse sur la ferme, ne risque pas de s'assouplir. Bien au contraire. Ils ont au moins gagné ça!

 

Benoît Biteau

 

Ajout par Stéphanie. Le saviez-vous ?
Il y a quelques années, en 2006, un chasseur a pénétré dans l'enclos de nos animaux et aurait raté sa cible...
il a abattu une ânesse pleine avec son petit à coups de plombs et s'est enfui.
Valeur pécuniaire de l'animal - sans compter sa vie elle-même : 10 000 euros à l'époque. Aucune indemnisation ni poursuites.

13/11/2016
21 Poster un commentaire

Les convictions de Benoît Biteau sur tvagri trophée agriculture durable : archive 2009 !

2009 tv agri benoît.jpg

7 ans après... les convictions, les actes, l'engagement restent... seul le mot "exploitation" a disparu pour être remplacé par le mot "FERME" ...

 

 

 


07/02/2016
2 Poster un commentaire

Pratiques en faveur de l'environnement.

Pratiques en faveur de l'environnement :

 

crapaud-commun.jpg

 

Dès 2007, lors de la création de l’E.A.R.L Val de Seudre Identi’Terre sont mises en place des pratiques en faveur de l’environnement :

  • Arrêt de l’irrigation, malgré l’achat, lors de la reprise de la structure précédente, de 8 forages d’irrigation aujourd’hui inutilisés.
  • Remise en place de prairies sur des zones sensibles où l’agriculture chimique menace les équilibres en aval, des zones humides, du littoral, de l’estran et en mer.
  • Certification de toutes les productions en Agriculture Biologique, écartant toutes utilisations de pesticides, engrais de synthèse, vermifuges et antibiotiques, permettant ainsi la préservation des équilibres, des ressources et de l’eau en particulier, de la biodiversité sauvage et domestique, du climat et de la santé.
  • Agroforesterie, à un rythme de plantation de 1 000 arbres par an ! Aujourd'hui 4000 arbres sont plantés. Parrainage d’arbre avec opération « Arbor et sens, citoyen ! » en cours. Espace enherbé sans fauche dans les rangées d'arbres, zone refuge de biodiversité et d'auxiliaires de cultures. (dont les carabes*, les abeilles, les coccinelles, les papillons, les oiseaux...)
  • Valorisation de 46,60 hectares de prairies humides au cœur de la Réserve Naturelle Régionale de la Massonne, par le pâturage avec des races anciennes, locales, rustiques et menacées de disparition.
  • Mise en chasse gardée de la totalité des surfaces louées par l’E.A.R.L Val de Seudre Identi’Terre, avec interdiction de chasse.
  • Classement en Natura 2000 de la carrière de l’Enfer, site remarquable pour les chauves souris, avec aménagement des parcelles pour améliorer l’habitat et la zone de nourrissage (prairies, haies, agroforesterie).
  • refus des OGM, des Vrth et autres chimères génétiques, mais nous utilisons de semences de ferme, semences paysannes.
  • accueil, pédagogie et éducation à l'environnement tous publics.
  • non labours, et semis direct sous couvert végétal vivant : préservation de la ressource en eau et de la microbiologie des sols.
  • coopération avec les apiculteurs et les abeilles, les insectes et auxiliaires de culture.
  • refuges pour les oiseaux et présence de nombreuses espèces.
  • DSCN3630.JPG
  • Sauvetage d'une chouette Chevêchette d'Europe.

P1040913.jpg

 

Présence de couleuvres, et ici une mue trouvée

:couleuvre.jpg

mue couleuvre (4).JPG

  • préservation de semences potagères et des auxiliaires de culture, cultures associées, paillage, purins naturels, connaissance et utilisation des plantes sauvages

véritable coeur de boeuf 1.jpg

 

Préservation des semences

IMG_0026.jpg

 

Milleperthuis sauvage

IMG_0028.jpg

 

Mauve, soucis calendula, tilleul, etc....

IMG_0165.JPG

Scarabée, hannetons, etc...

IMG_0136.jpg

 

Coccinelles

argiope frelon (8).JPG

Argiope frelon

Annexe informations :

La chauve-souris

image  chauve souris.JPG

 

 


texte chauve souris.JPG

Le carabe

Carabe_doré.jpg
Carabe_doré_recto-verso.jpg

 
(*)

Une étude conjointe entre l’INRA et le BBSRC (Biotechnology and Biological Sciences Research Council) au Royaume-Uni réalisée en 2011, conclut que la présence de carabes dans les champs cultivés serait un moyen de lutte biologique efficace contre les mauvaises herbes car certains carabes consomment des graines et en particulier, de mauvaises herbes. Une meilleure gestion des populations de ces coléoptères permettrait de diminuer l’usage d’intrants (herbicides) et préserverait ainsi la biodiversité[1]. Le carabe serait donc également un bon indicateur de la biodiversité des milieux[2].

Pour favoriser la présence de carabes, il est conseillé de laisser des bandes enherbées sans fauche tous les 70 m[3]. Les phacélies l'attireraient. source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Carabe_dor%C3%A9

 

Biologie des carabes de france. Le Carabus, de l'oeuf à l'insecte parfait en passant par la larve et la nymphe...

Que mangent les carabes ? Où pondent-ils leurs oeufs ? Combien de métamorphoses l'insecte subit-il ? Toutes les réponses sont dans cet article...

http://www.antiopa.info/103-carabe-carabus-coleoptere-insecte-carnivore-larve.htm

 

Le crapaud commun :

Un allié de mon jardin..."Comme la plupart des amphibiens, la destruction et l'assèchement des marais ainsi que les pesticides constituent une menace pour l'espèce. Beaucoup de Crapauds communs sont écrasés sur les routes en rejoignant leur zone de reproduction. L'installation de barrières temporaires ou de crapauducs est recommandée pour protéger cet amphibien.

C'est juste après la métamorphose ...et au sortir de l'eau que le Crapaud commun est le plus vulnérable à ses prédateurs, à la déshydratation, aux pesticides et l'écrasement sur les routes.

Adulte, il a peu de prédateurs en raison de sa toxicité : la couleuvre à collier, le héron cendré, le hérisson, la loutre et le putois. Ce dernier est capable de creuser jusqu'à un mètre sous la neige pour capturer un crapaud en train d'hiverner. D'instinct, il n'en consommera que la partie postérieure, sans la peau, afin d'éviter les glandes à venin. Une mouche verte parasite, Lucilia bufonivora (Calliphoridae), pond son œuf dans la narine du crapaud où sa larve se développe et dévore sa tête.

En France, le Crapaud commun est protégé par l'arrêté du 22 juillet 1993 (article 1), et par la convention de Berne (annexe III). Cette espèce est classée parmi les espèces "à surveiller", dans le livre rouge des vertébrés de France. https://fr.wikipedia.org/wiki/Crapaud_commun"
 
Quelques autres espèces :
 
P1050336.jpg
Reinette arboricole à la ferme.
 
P1050693.jpg
Cantharide officinale

 

argus 2 .jpg
Argus

DSCN2365.jpg

hérisson


27/08/2015
0 Poster un commentaire