Benoît Biteau, paysan agronome

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L'Ensoa (re)signe une convention " écolo "

La Nouvelle République 

Deux-Sèvres                      -                     Saint-Maixent-l'École -                                Environnement

L'Ensoa (re)signe une convention " écolo "

24/06/2016 05:38
 
La réunion des différents acteurs de la convention visant à organiser les enjeux écologiques des sites militaires, notamment le camp d'Avon. - La réunion des différents acteurs de la convention visant à organiser les enjeux écologiques des sites militaires, notamment le camp d'Avon.                                                               
 
La réunion des différents acteurs de la convention visant à organiser les enjeux écologiques des sites militaires, notamment le camp d'Avon.

L’Ensoa et le Conservatoire régional des espaces naturels, ont ratifié une convention visant à préserver et gérer les enjeux écologiques des sites militaires.

Le crapaud sonneur à ventre jaune du camp d'Avon et l'azuré du serpolet, un papillon rhopalocères, figure emblématique du terrain de manœuvre de La Roche-Picher, sont tranquilles pour cinq ans, d'autant qu'ils appartiennent aux espèces protégées. Militaires de l'Ensoa et conservateurs des espaces naturels ont ratifié un partenariat écologique mardi soir. Disons qu'ils ont renouvelé la convention locale paraphée cinq ans plus tôt. Aujourd'hui elle concernait les signatures du colonel commandant la formation des sous-officiers d'active de Saint-Maixent et de Benoit Biteau, le président du Conservatoire régional des espaces naturels (Cren), auxquelles s'était joint celle d'Eric Fouquet, directeur régional de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage.

Allier opérationnel et environnement

En préambule le colonel cadrait le dossier « La présente convention vise à organiser la préservation et la gestion des enjeux écologiques paysagers et géologiques des sites tout en maintenant la priorité des activités militaires sur les terrains de manœuvres ». Cela va mieux en l'expliquant, car ajoutait-il, « si hier nous formions 1.400 élèves sous-officiers, dorénavant, la formation en concerne 3.400, la plan de charge a plus que doublé ». Il fallait allier opérationnel et environnement, confiaient les rédacteurs du document. Au vu des commentaires et méthodes antérieure, le projet a satisfait les différents acteurs. Le respect de l'environnement, de sa biodiversité et l'entraînement du soldat restent donc compatibles selon le protocole signé. Initié en 1997, ce partenariat s'est inscrit dans le cadre des conventions nationales conclues entre le ministère de la Défense, la Fédération des conservatoires d'espaces naturels et l'Office national de la chasse et de la faune sauvage. Au cours de ces années, les liens se sont renforcés avec la mise en place d'actions concrètes pour la préservation du patrimoine écologique et paysager du terrain militaire d'Avon et de la Roche-Picher de Sainte-Eanne. Classé Natura 2000, une partie du camp d'Avon constitue en effet une véritable mosaïque de milieux et contribue à l'accueil d'une faune et d'une flore à haute valeur patrimoniale. « Les chaumes d'Avon par exemple sont encore dans l'état naturel d'avant 1950 » témoignait son gardien. « Pas plus de 20 crapauds sonneurs en 2003, un peu plus de 300 en 2010 et 470 aujourd'hui », se félicitait une représentante du Cren, en citant cet exemple. La faune et la flore s'en donnent effectivement à cœur joie parmi les 870 hectares le camp d'Avon ses 118 km de haies, 35 de pistes et 40 ha boisés. Elles en reprennent pour cinq ans.



24/06/2016
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